Ce curieux sentiment : la satisfaction

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Je ne vais pas m’étendre. J’ai juste ressenti le besoin d’exprimer l’état dans lequel je me trouve à la fin de ce week-end. Satisfaite.
Fatiguée. Un peu endolorie. Pour autant, rien ne pourrait m’ôter ce demi-sourire un peu béat. En deux jours et demi, j’ai abattu une somme de travail et de « à faire » qui me procure un sentiment d’apaisement que je sens devoir être durable. Pourquoi ?

Je vous ai déjà tanné avec mon obsession minimaliste (ici), ma soif de rangement () ou encore ma rêverie à l’égard d’un grève de la consommation réellement pertinente (hop). Par conséquent, il n’y aura pas grande surprise dans la révélation que je fais : mon intérieur commence à ressembler à ce que je désire. Et je m’y sens bien ! Il est assez difficile de décrire réellement cette sensation. Comment expliquer avec justesse le fait qu’un comptoir de cuisine qui est enfin organisé et clair (parce qu’il y a de quoi ranger dans les placards désencombrés) me mette en joie ? Cela me repose de savoir que si je cuisine, je n’aurais pas à déplacer d’objets et qu’il sera facile de nettoyer ensuite.

Mais cela ne s’arrête pas à un comptoir de cuisine. Il y a aussi des projets qui ont enfin abouti. En violentant un peu mon aversion pour la consommation actuelle, je l’avoue, mais uniquement dans un but utilitaire. J’ai enfin acheté le bloc couteau sécurisé pour ranger correctement ces objets tranchants tout en les ayant à portée de main, sans qu’une plus petite n’y risque ses doigts. J’ai enfin peint comme je le souhaitais les portes de l’appartement (après presque 3 ans d’emménagement). Et pour couronner le tout, la chambre d’ami n’a presque plus de choses « en attente ». Les derniers cartons sont rangés, les caisses de figurines sont rangées et aménagées dans la cave (qui elle-même a eu un petit coup de lifting)… Et, bizarrement, cette pièce, au départ étouffée par l’encombrement « en attente de mieux », reprend toutes ses dimensions et sa clarté.

Non, vraiment, j’en suis à un point où une partie du travail entamé en début d’année porte ses fruits. Car, en sus de ce qui précède, j’ai également enfin pris le temps d’emporter chez Emmaüs tout ce que j’avais mis de côté. Et ça, mine de rien, ça libère un petit bout de mon esprit qui n’arrêtait pas de me tanner : « va falloir faire… « , « il faudrait emmener ça… », « ça commence à prendre de la place… », « je ne peux rien en faire, c’est juste là… » .

Au point où j’en suis, j’ai l’impression d’avoir accompli une chose à laquelle je tenais. C’est assez ridicule, car minime, mais je sais que je peux continuer à avancer en me disant que je n’ai plus grand chose à mettre à la poubelle ou à donner. Quand on cherche à réduire ses déchets, c’est plutôt une bonne chose.

En faisant table rase, on repart sur de bonnes bases. Cela résume aussi le sentiment de satisfaction dans lequel je me trouve. À cela ajoutons qu’avec les vacances, nous avions particulièrement bien vidé notre frigo et nos réserves. Nous repartons également à zéro sur ce point. Conséquence ? Les achats vont être plus responsables et réfléchis : en vrac, au marché, à la Ruche qui dit oui…

Bref, je suis satisfaite. (Et c’est bon).

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Une réflexion sur “Ce curieux sentiment : la satisfaction

  1. Voilà un article qui donne de l’énergie pour la suite. J’ai l’impression d’être dans ta situation 18 mois en arrière, avec cette même réflexion sur l’encombrement et la consommation germant lentement. On peut parfois se permettre de consommer du neuf tant que c’est bien réfléchi et pas compulsif. Bises.

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