Haha !

Le titre est sybillin, mais c’est voulu. Jetez un oeil sur cette photo.

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Ceci est une prise de vue récente, dans une enseigne de grande distribution, dans un rayon où on pourrait assez logiquement s’attendre à tout autre chose.

Haha ! Parce que cela me désole.

Haha ! Parce qu’il arrive un moment où pleurer devant un rayonnage de fruit, ça attire l’attention.

Haha !… parce que j’en ai marre de constater que cela ne semble déranger aucun des clients qui fréquentent ce rayon, probablement se sentant investis de la mission de « manger mieux », « d’agir pour la planète » : « oh moi vous savez, je n’achète que bio ! »… sans se rendre compte que le simple label bio n’est plus une garantie.

Ce n’est pas tant se rendre compte, je pense, que prendre le temps de comprendre. (Teasing, je reviendrai sur la question.)

Le rayonnage qui me fait grincer des dents à chaque fois que je me rends dans ce grand centre de distribution (je n’y échappe pas encore totalement même si le nombre de visites a diminué), c’est le rayon bio de la marque de l’enseigne (et quelques autres qui doivent bien payer pour figurer dedans).

Je n’achète pas nécessairement bio. Et surtout pas quand chaque légume est soigneusement emballé dans un sinon deux emballages plastiques. Qui a besoin d’avoir un concombre sous plastique ?? Des pommes de terre ? Des pommes ? Même les légumes non bio, pour la plupart, ne bénéficient pas de ce si peu élégant accoutrement. Et je doute que nos poubelles soient réellement affamées. Guère besoin de les nourrir à l’excès.

« Mais c’est pour protéger les légumes des crasses qu’ils peuvent recueillir durant le transport ou sur l’étalage ! On les protège des pesticides, autant les protéger des postillons et de la poussière ! »

Oui, en ce cas, je n’aurais qu’un conseil à l’imbécile qui essaye de se convaincre que c’est plus sain (et salvateur pour la planète) d’acheter des légumes bio sous emballages souvent perforés pour laisser transpirer le légume (passons donc sur le côté hermétique et protecteur du procédé) :

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Le légume pousse dans la terre. Même le bio. Si la poussière chagrine, un petit coup de brosse n’a jamais tué personne. Alors que l’emballage plastique, lui… .

Pour conclure ce petit billet, en passant, ce rayonnage me fait frémir et la satisfaction du devoir accompli par le client qui repart avec plus de plastique que de produit me désole.

Si vous avez d’autres exemples de sur-emballage aberrant, n’hésitez pas à partager !

 

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3 réflexions sur “Haha !

  1. L’emballage que j’ai toujours trouvé le plus stupide reste le carton du tube de dentifrice … mais comme ce billet me donne l’occasion de dire du mal du bio, je préfère aller dans cette direction.
    Je n’aime pas le bio, en tout cas pas de la manière dont il est commercialisé en France … parce que finalement, j’en arrive aujourd’hui à la conclusion que le bio n’est ni plus ni moins qu’un label de plus, sans véritable conscience derrière (je généralise je sais, il y a des exceptions – j’en connais même !).
    La plupart des produits bio commercialisées par les grandes surfaces, dans le but d’avoir un prix de vente qui reste abordable, sont fait à partir de matières premières hors Union européenne … désolée, mais moi je préfère consommer une pomme de terre pas bio du producteur du coin qu’une tomate bio venu de l’autre bout du monde et produite dans des conditions plus que douteuses … parce que le bio, secteur on ne peut plus rentable de l’alimentaire, en a pris aussi tous les travers.
    Bref, le bio est pour moi une vaste fumisterie … l’in-for-ma-tion, y’a que ça de vrai !

  2. Entièrement d’accord. Je préfère acheter local, et de saison, que bio et de l’autre côté du monde. D’autant plus que certaines marques bio sont un beau camouflage vertueux de certaines enseignes ou certaines corporations. Je reviendrai certainement sur la question, dès que j’aurais un peu plus documenté :).

  3. J’avais vu à ce sujet un reportage édifiant sur Arte, qui montrait qu’en Egypte pour avoir le droit d’être « bio », il suffit de faire une attestation sur l’honneur qu’on envoie au Ministère de l’Agriculture … bien sûr, il y a des contrôles … 2 ou 3 inspecteurs pour tout le pays … imagine -_-
    Et puis le bio est un moyen efficace d’exporter, alors les inspecteurs ne sont pas très regardants et au final on se retrouve avec des usines qui achètent des produits bio là bas qui les transforment et qui ensuite peuvent apposer sur l’emballage un joli label AB … et tout ça, sans que personne ne se soit vraiment soucié de la réalité des choses – mais tout le monde s’en contente, parce que ça rapporte (sauf au consommateur bien sûr).

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