Salle de bains : nouveaux produits

wpid-wp-1429103212734.jpgDans la nouvelle philosophie de vie qui m’anime, la cuisine est mon chantier principal. Je le dis plusieurs fois, et j’essaye de m’y tenir parce qu’il y a tellement de choses envisageables que je peux vite perdre le fil, si ce n’est la motivation. Il m’arrive même de déraper sévèrement (comme prendre un McDo en rentrant de week-end parce qu’on n’a pas encore pris le coup de se faire une gamelle…). Cela étant, il y a d’autres pôles de vie qui retiennent mon attention, telle que la salle de bains. J’ai commencé à faire des recherches sérieuses sur les produits cosmétiques que j’utilise. Ils sont peu nombreux mais c’est suffisant pour me faire grincer des dents en lisant ce que je consomme en l’appliquant directement sur ma peau. Déjà délicate, je me dis que je ne dois pas arranger mon affaire en la barbouillant de produits qui contiennent plus de dérivés pétrochimiques que de savon.

Je m’étais mis un horizon pour modifier progressivement cela : la fin des produits dont je disposais déjà. La bonne surprise ? Monsieur semble adopter la même démarche. Du coup, notre salle-de-bains pourrait bien un jour ne plus avoir de poubelle dédiée. Ensuite, j’ai un entourage très agréable : je me suis vu offrir des produits autour desquels je tournais.

Quid donc des progrès pour les ablutions quotidiennes ?

  • Le savon d’Alep. J’en ai déjà parlé rapidement dans un article sur ma progression, je confirme la position. Je pense que nous ne prendrons plus que cela à l’avenir. En profitant d’une vente privée, j’ai un petit stock pour moitié prix, de quoi voir venir. Que de vertus ! Hydratant, sans EDTA, sans laureth sulfate, sans lauryl sulfate, sans parabens, sans cocamide DEA, sans conservateurs, sans gélifiant, sans colorant, sans parfum ajouté, sans huile de palme… et 100% biodégradable. À condition de ne pas acheter un savon d’Alep qui n’en est pas un. Et hop : un petit article coup de gueule sur le site d’un fabriquant de savon artisanal (avec la méthode de saponification à froid dont j’ai déjà parlé dans un autre article) : « L’arnaque des faux savons d’Alep » sur Gaïïa shop.
  • Le shampoing solide. Vous l’avez vu sur la photo et vous êtes peut-être posé la question : mais… quézako ??? Simplement un shampoing sous forme solide. Les bouteilles de savons liquides sont principalement composés… d’eau. Pour ce produit… non. C’est un pain de savon pensé pour nettoyer les cheveux. Je pourrais utiliser le savon d’alep, il est paraît-il tout-à-fait adapté. Cela étant, j’aime à varier quelques peu, et pourquoi pas, douce folie quand tu me tiens, trouver un produit qui réponde spécifiquement aux besoins de mes cheveux. Pour plus d’infos sur la composition de mon shampoing solide, je vous renvoie sur la page de la boutique qui m’avait tapé dans l’oeil (via son compte Instagram… c’est fou ce qu’on trouve quand on fait des recherches ciblées sur divers environnements) : Lamazuna. Une vraie belle révélation. Le concept m’avait tapé dans l’oeil, à plusieurs égards. La seule chose : si je pouvais m’offrir les produits en vrac, donc en emportant mon propre contenant… là, je serais aux anges :D.
  • Le déodorant solide. Oui, même combat, même boutique. C’est une forme de stick… mais plus solide. Parce que les pains de déodorants qui ont besoin d’un applicateur plastique, vous ne pouvez pas le tenir entre vos doigts sans qu’ils soient gras. Celui-ci… si. Cela marche simplement : vous humidifiez le cône, vous passez sur l’aisselle… et voilà. Une crème légère se dépose. Attention, ce n’est pas un anti-transpirant. Si vous êtes allergiques à l’auréole estivale ou sportive… sachez que ce déodorant laisse la peau transpirer et n’agit que sur les bactéries responsables des odeurs. Autrement dit… les pores ne sont pas bouchées par une cochonnerie, comme le feraient les sels d’aluminium (qu’il s’agisse d’ailleurs d’un sel artificiel ou de la pierre d’alun). L’ingrédient miracle ? L’huile essentielle de palmarosa. Le déodorant est dit durer l’équivalent de 2 sticks. Comme pour le shampoing. À vérifier à l’usage, car le coût n’est pas négligeable. Néanmoins, j’ai testé son efficacité en trimballant dans son porteur un petit bout de chou par 25 à l’ombre aujourd’hui. Pas l’ombre d’une odeur douteuse (si ce n’est la couche du petit bonhomme…).

Dans le cas du shampoing et du déodorant, le seul emballage : un petit carton sans colle ni scotch (et j’ai réutilisé le paquet pour un envoi, avec les chutes de papier déjà utilisées pour caler). Un matériau facile à revaloriser, si ce n’est simplement à composter (mais j’ai un doute tout de même, car j’ai l’impression qu’il est légèrement pelliculé).

  • L’oriculi. C’est le petit objet bizarre qui ressemble à un cure-dent à tête plate. C’est à peu près ça. En plus long quand même. L’idée est simple (une fois encore !), et le produit vient de la même boutique : le cérumen est une défense naturelle de bon aloi pour nos petites oreilles. Glisser un coton tige dans le conduit auditif revient à pousser ce cérumen et à le tasser au fond, provoquant des bouchons, ce qui ressort n’étant en général que résiduel, soit la disgracieuse petite tâche de cérumen qui parfois se balade à l’entrée pour voir s’il fait plus jour par là. C’est ce petit paquet qu’il convient de retirer, car il s’agit de l’excédent. Plutôt que de le renvoyer dans le noir, on l’invite à découvrir l’extérieur en lui tendant un oriculi secourable… avant de le plonger dans l’eau fraîche pour lui apprendre à nager vers d’autres horizons. Les bonus ? On n’achète plus de bout de plastique ouaté qui sont extrêmement coûteux pour un usage aussi rapide qu’un tour ou deux dans notre conduit auditif avant de finir dans notre trop pleine poubelle, ou dans nos égoûts, puis nos plages car certains pensent qu’il est intelligent de les jeter aux toilettes (c’est vrai, une fois la chasse tirée, problème réglé, pas même besoin d’avoir une poubelle dans sa salle de bains, j’aurais dû y penser avant !). Ensuite, ces oriculis sont soit en acier inoxydable soit en bambou. Dans les deux cas, c’est un achat durable, vite amorti. À moins d’être un gentil goret qui ne nettoie pas l’oriculi après usage, c’est plus ou moins à vie. Pour le bambou, s’il casse… il se composte. Bref… un bon achat.
  • Lingettes démaquillantes réutilisables.  Je ne me maquille pas, voilà qui devrait régler la question, mais néanmoins, j’ai toujours eu des mouchoirs ou un peu de coton dans ma salle de bain. Une petite rincée, c’est reposant. Du coup, plutôt que d’utiliser des cotons… hop, lingettes démaquillantes. Il en faut un petit stock, mais cela étant, au rythme où vont les machines avec le petit bout de chou dans la maisonnée, cela peut tourner. Une fois encore, une famille attentionnée a eu la gentille idée de m’en offrir. J’entends souvent que certains ne se sentent pas soutenus ou suivis dans leurs changements… je dois admettre que pour le moment je me sens vraiment bien entourée. C’est appréciable.

Ne me reste plus -messieurs fuyez- qu’à trouver un savon intime de même acabit, et les bouteilles plastiques ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Maintenant, je me prends à rêver de trouver les petites boîtes à savons adaptées pour les voyages. Mes rêves de shopping prennent une tournure étrange ! 😀 Ce week-end, j’ai réclamé une balade à Cancale pour aller visiter la savonnerie Cancalaise. Bon… c’est fermé le lundi. Mais je reviendrai ! (Une raison de plus de rentrer au pays :x).

Ouvrir le bocal...Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+Email to someone

6 réflexions sur “Salle de bains : nouveaux produits

  1. Ahah ! J’ai commandé mon savon d’alep (et du savon noir) aussi sur un site de ventes privées.. faut que j’aille récupérer mon colis en point relay d’ailleurs. Et je connaissais pas l’oriculi, on dirait un truc barbare ;D

    1. Franchement, le truc le plus barbare dans l’affaire, c’est le bout de plastique ouaté qu’on enfonce dans l’oreille :D. Là, on ne fait que collecter le surplus. Par contre, je reconnais que l’oriculi en acier inoxydable fait un peu outil de dentiste ou de scuplteur. Mais il suffit de ne pas être un barbare soi-même pour l’utiliser :p.

  2. J’ai les mêmes produits dans ma salle de bain ! Sauf pour le savon, j’en ai un qui vient du site Savondou, au lait d’amande, et il est parfaitement adapté à la toilette intime donc si ça peut t’aider à remplacer ton dernier produit peu écologique je t’invite à faire un tour là-bas 🙂

    1. Merci ! C’est toujours bien d’avoir des alternatives, je vais fouiller sur ce site. Je vais peut-être finir par envisager un changement également pour le p’tit loup.C’est sa peau qui me dira si j’ai raison.
      À croire que je deviens savon addict.

  3. Bon bah j’ai testé les produits lamazuna… Et bah je suis globalement déçue.. surtout pour le prix en fait.
    Le dentifrice s’effrite au bout de 2 jours, et il a pas trop apprécié de se détacher du ptit baton pour tomber dans le lavabo >.>
    Le déo… lui aussi a du mal à rester à l’état solide et sérieux j’ai l’impression de sentir la transpiration dès le midi. Je pense que je vais retourner à ma pierre d’alun ac HE de Sauge (au moins, je sens bon – ou du moins pas mauvais – jusqu’au soir)
    La lingette… bof. Ca me démaquille pas si bien et pourtant je ne porte pas beaucoup de maquillage ! Donc je vais reprendre mon éponge, ou mes cotons en …. coton mais lavable.
    A la limite, le seul truc qui peut être potentiellement intéressant, c’est le shampooing solide. Mais vu que de manière générale, un shampooing liquide me dure bien 6 mois au minimum (pas que je sois une crassou, juste que je n’ai besoin de me laver les poils de tete qu’une fois par semaine)… bah la bouteille est beaucoup plus rentable pour moi que le shampoing solide.

    Je suis tristesse de ne pas être un bon public pour ces produits… le concepts me plaisait bien 🙁

    1. Il faut aussi trouver des produits qui sont aussi efficaces que pratiques. Il y a peut-être d’autres marques qui proposent le même concept ! Je n’ai pas fouillé plus que ça.

      Personnellement, le déodorant ne me convient pas. Pour une raison que j’ignore (palmarosa, cire… ?), je fais une réaction assez moyenne à l’application du produit. En gros, j’ai comme une brûlure. Sur la peau fine des aisselles, en frottement permanent, c’est plutôt gênant. Mais ça… on ne sait jamais comment va réagir la peau à un nouveau produit. En revanche, pour l’avoir utilisé presque 2 mois, il n’a presque pas bougé. Il s’est arrondi au niveau des arêtes mais il demeure conique et sèche extrêmement vite après avoir été humidifié pour l’utiliser. Je suis surprise de l’écart dans notre retour d’expérience :D. Limite là, le mien, il est neuf.

      Pour le shampoing, je suis accroc. Hormis la perte de produit en raison de la chute répétée d’un porte savon à ventouse (que j’ai fini par fixer avec du silicone servant normalement à faire les joints), son volume diminue lentement. Je n’en utilise que peu au final et j’ai l’impression de nettoyer et pas de me faire mousser (aha !). T’as du bol d’avoir aussi peu besoin de te laver les cheveux. J’en étais à tous les 2 jours. J’ai gagné une journée avec ce shampoing, et je pense que je pourrais pousser à une journée supplémentaire (si je n’avais pas une coupe qui me donne l’air hirsute dès que ça pousse…).

      Pour le dentifrice… je demanderai le retour de ma belle-soeur. Elle vient d’en faire l’acquisition ^^.

      J’ai également des lingettes coton, comme je ne me maquille pas, mais applique une crême quotidiennement 2 fois par jour, ça me suffit bien pour nettoyer matin et soir.

      Maintenant, oui, ces produits sont coûteux, donc autant en retirer le meilleur. Si cela ne convient pas au niveau du rapport qualité-prix, autant se tourner vers autre chose. Par contre, j’aurais aujourd’hui du mal à retourner vers des shampoings liquides, tellement j’ai désormais l’impression que ce sont des arnaques quant à leur composition. Du coup, je vais peut-être payer un peu plus cher mes produits, mais comme j’en achète moins…

Remplissez le bocal d'un commentaire