Quand on essaye de vous vendre un produit…

On fait placer discrètement un échantillon dans les sacs (en papier kraft… ouf !) du drive :

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J’ai une tendance de plus en plus spontanée à fuir ou ignorer la publicité. Mais ce genre d’initiative est difficile à contourner puisqu’elle nous saute au nez (littéralement) quand on déballe ses dernières courses en drive.

L’échantillon nous invite à tester un produit formidable : un parfum pour sa lessive. Deux choses : on achète souvent sa lessive pour le parfum qu’on nous vante (et non vente, encore que…), plus que pour sa composition respectueuse, ce qui rend un peu étrange le fait de vouloir surajouter un parfum à celui-ci / le parfum est un des éléments les plus allergènes, avec les tensio-actifs en plus d’être trompeur quant à l’effet « propre ». Le propre n’a pas d’odeur, rappelons le. Le frais non plus. Passons.

La première chose qu’on voit sur le paquet, après avoir survécu à l’agression olfactive, c’est un picto avertissant du danger pour les enfants. Puis un picto avertissant du danger en cas d’inhalation ou de contact avec les yeux. Puis carrément un encart blanc, très visible sur un paquet noir… déclarant purement et simplement que le produit est « nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme »… Tout ceci avec un petit logo supposé raviver notre fibre écologique qui affiche l’adhésion de la marque à une charte de bonne conduite s’agissant de l’art et la manière de faire une machine respectueuse de l’environnement (à savoir choisir ses détergents, à savoir les produits des entreprises adhérentes etc…). Quelle crédibilité pour cette charte, consultable sur le site de l’association européenne The A.I.S.E Charter for sustainable cleaning, complété par un autre site (qui est de l’initiative du précédent) : Cleanright ? Cela relève de la mauvaise blague.

J’avoue que je ne savais pas quoi en faire. L’utiliser étant hors de question, le jeter me fait suer (parce qu’il est quand même noté qu’il faut « éliminer le contenu / récipient dans le système approprié de traitement des déchets »… LOL)… du coup, je pense que je vais simplement renvoyer les échantillons à l’adresse indiquée sur le paquet. Et au prochain passage drive, je vérifierai mes paquets.

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2 réflexions sur “Quand on essaye de vous vendre un produit…

  1. Finalement, sans vouloir faire de mauvais esprit, ce qui te gêne, ce n’est pas la méthode publicitaire mais de t’être fait refourguer un produit pourri dont tu n’auras pas l’usage … mais si tu avais eu un échantillon de chocolat aux oranges confites (bah quoi ? :$), est ce que ta réaction aurait été la même ?

    1. Je me suis posée la question. La méthode publicitaire m’agaçait déjà auparavant, parce que je me suis déjà retrouvé avec un stock d’échantillons jamais utilisés qu’il m’a finalement fallu jeter. Un échantillon de chocolat aux oranges confites aurait ce sort… bah oui, chuis pas fan :p. Mais si on prend un échantillon de… mettons… chocolat noir, là, j’aurais probablement consommé le produit, effectivement. Mais la méthode tend néanmoins à m’agacer parce qu’en plus d’être invasive : « tenez, vous ne pouvez pas refuser c’est gratuit et de toute façon c’est inclu dans le package », les échantillons sont souvent des déchets supplémentaires, bien souvent suremballés.
      Donc, pour te répondre, oui, il y aura des exceptions face à la logique de l’échantillon. Mais au final, cette méthode a un impact tellement faible sur mes achats et me pourrit tellement consciencieusement la poubelle que je préfère pouvoir dire « non merci » avec un sourire à l’échantillon qu’on me tend à la sortie du magasin. Et il faut avouer que je m’efforce d’être cohérente avec mes nouvelles ambitions… crois-moi, ce n’est pas toujours facile de dire non à l’échantillon gratuit de thé ou de café qu’on te tend dans certains magasins dans des gobelets jetables !

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