Un contenant, deux contenants, trois…

6-bocaux-a-spaghetti-authentic-avec-bouchon-liege-145-litreIl me semble que je file un mauvais coton. Je suis tombée en amour. Depuis que je me suis mis en tête de diminuer mes déchets, et d’acheter en vrac… le bocal est devenu mon petit péché personnel. Si je n’avais adopté également une attitude raisonnable et raisonnée à l’égard des achats (merci le porte-feuille de savoir te montrer trop léger parfois…), il se pourrait bien que mes placards débordent plus de verre que de denrées. Ce qui serait… somme tout bien abscons.

J’ai dit dans un billet récent qu’un des premiers accomplissements de ma progression réside dans l’élimination du classique rouleau de papier d’aluminium. Parce qu’une papillote avec du citron, c’est bon, mais que l’alu, lui, il aime pas ça du tout. Donc, plutôt que de me polluer et de polluer l’environnement avec un matériau qui, bien que parfaitement recyclable, est rarement traité par les centres de tri en raison de sa taille, je cesse de l’utiliser.

Mais j’avoue que le côté : je-vous-empoisonne-à-petites-doses, ça m’escagasse un brin. L’aluminium est partout : robinetterie, emballages, casseroles et poêles, déodorants, contenant du lait en poudre pour enfant… wait, what ??? Oui, d’après le site de l’Association Santé Environnement France, une étude aurait montré des taux élevés d’aluminium dans le lait infantile (osant par ailleurs soupçonner que les industriels en ajoutent volontairement afin de limiter les grumeaux… qu’en penser ?) . Leur conseil ? Transvaser la poudre dans un bocal en verre hermétique pour limiter la migration de l’aluminium dans le lait. Quant à savoir depuis combien de temps la poudre est conditionnée, ça nous laisse songeur vis-à-vis de cette migration. Je suis heureuse d’avoir allaité mon fils, mais je suis en phase de sevrage, et même s’il est dit qu’apparemment il n’y aurait pas de traces d’aluminium dans les laits pour enfant de 1 à 3 ans, je ne pourrais m’empêcher de penser que je lui file peut-être une saloperie.

C’est donc parti pour la chasse à l’aluminium.

Les solutions que je vais mettre en place progressivement :

  • utiliser la cocotte en fonte de ma grand-mère : pour une cuisson à l’étouffée, finalement, n’est-ce pas mieux ? Outre le fait que cela préserve en grande partie les éléments nutritifs importants des aliments cuisinés, grâce à une cuisson douce, je profite des éventuels apports en fer complémentaires lorsque je n’ai pas pris bien soin de culotter (à l’huile) mon plat (même s’il est préférable de bien culotter, sinon elle attrape froid… hum). J’évite  : la papillote en silicone qui pourtant me faisait les yeux doux auparavant. Outre le fait que je fais un achat en moins, puisque j’ai déjà la cocotte de ma grand-mère, je n’aurais pas à me poser la question de la qualité du silicone (il est nécessaire de préférer une résistance à la chaleur allant de 260 à 280°c, même si vous n’utilisez jamais cette température, c’est une norme de sécurité quant à la qualité du silicone).

À mesure où je farfouille pour écrire ce billet, je découvre un truc qui, non seulement fait plaisir à mon petit coeur de bretonne, mais en plus est une alternative à laquelle je n’aurais pas pensé : la cocotte en terre. À Poul Fétan, une poterie se spécialise dans ce créneau… la liste des recettes est alléchante. C’était une petite info en passant.

  • remplacer mes « tupperwares » divers et variés par des contenants en verre et en inox : cette démarche est déjà entamée. Ayant commencé l’achat en vrac, je me suis équipée de bocaux (achetés et ré-utilisés) pour stocker ces produits secs. Me reste à envisager de quoi stocker les produits humides, bien souvent les restes de repas. Afin de ne pas surcharger inutilement en poids mes meubles hauts de cuisine, j’opte pour l’inox 18/10 (composition qui garantit son caractère inoxydable : 18% de de chrome, 10% de nickel et 72 % d’acier) lequel peut être frotté et gratté sans qu’il n’y ai de métallisation potentiellement néfaste. Léger, solide, durable et peu encombrant dès lors qu’on opte pour les boîtes gigognes (comme pour le plastique en somme).
    Cela suppose une petite mise de fond, parce qu’à l’évidence ce type de contenant est plus cher qu’un kit plastique d’une grande marque à l’enseigne jaune et bleue. Je le sais, j’en ai. Ces derniers vont finir leur service ailleurs que dans ma cuisine (pour le petit matériel lié à la figurine, pour le petit matériel de couture, pour les piles…). Le site sans-bpa.com propose une page sur différents matériaux permettant de se faire une idée précise pour choisir de laisser tomber une bonne fois pour toute plastique ou aluminium, pour ne plus avoir à douter des émanations toxiques qu’on pourrait assimiler à petites doses avec la régularité d’une routine quotidienne.
    Il est parfaitement possible d’opter pour d’autres matériaux, mais je dois admettre, qu’en dépit du fait que l’inox ne passe pas au micro-ondes, il présente beaucoup de qualités. Mais pour tout dire, dans l’optique d’une amélioration de mes habitudes de consommation, il faut admettre que le micro-ondes ne devrait être qu’un recours secondaire et non un mode de cuisson systématique. Son principal souci étant de chauffer à très forte puissance les aliments. Résultat ? Perte rapide des qualités nutritionnelles des aliments. Depuis un mois environ, je cuis énormément à la vapeur, à l’étouffée ou au four traditionnel. Le micro-ondes se languit quelque peu, je pense.

En somme, je n’en ai pas fini avec ma folie des bocaux, sous toutes leurs formes. Le verre me séduit particulièrement parce qu’en plus d’être neutre, recyclable à l’envie sans perte de qualité, et bien que lourd, il est esthétique. Un bocal plein sur un comptoir, plutôt que des emballages ouverts, ça donne envie. Un frigo qui offre une variété visuelle et ordonnée, plutôt que des emballages disproportionnés et de trop (bannissez les cartonnettes, véritables nids à bactéries, de vos frigos !), ça donne envie. Mon frigo à une autre gueule rien qu’avec mes contenants actuels (en plastique, oui, blâmez moi !).

Quels inconvénients pourrais-je me voir opposer à ces nouveaux contenants ?

Le verre, c’est lourd et ça casse.

Certes. On fait aussi du verre trempé qui casse beaucoup moins facilement. Quant au poids, c’est une réalité. Mais c’est neutre. (J’y tiens oui). Et joli. (J’y tiens également. Et de toute façon, j’ai de gros bras. (C’est un argument comme un autre). Entre du plastique potentiellement chargé en cochonneries et un produit neutre… je choisis l’inconvénient qui me gêne le moins.

L’inox ne passe pas au micro-onde et ne laisse pas voir le contenu.

C’est vrai. Mais c’est toujours une question de routine et d’organisation. Je ne sais pas vous, mais mon frigo est organisé en niveaux, ça déborde rarement d’un niveau sur l’autre, sauf manque de place (ce qui est peu fréquent). Du coup, ça règle une partie du problème. Je ne retrouverai pas du fromage au niveau viande. Les boîtes ont des couvercles couleurs OU transparents. Sur le dernier choix, échec de la seconde récrimination. Pour le micro-onde, j’en ai déjà parlé. Enfin, avant de chercher à me simplifier la vie, je cherche à entretenir mon capital santé. Si je peux traiter un alzheimer précoce en devant me souvenir que le couvercle jaune contient les asperges et le rouge le hachis parmentier d’hier, ma foi… Blague à part, ce n’est, je le répète qu’une question de routine et d’organisation. Du moins, c’est ainsi que je le vois s’agissant de mon cas. Comme je l’ai déjà dit : plutôt routinière et maniaque, une variation dans mon environnement immédiat tend à ne pas passer inaperçu. Je n’affirme absolument pas que cela puisse convenir à tout le monde. Me concernant, c’est un effort que je suis prête à consentir si cela contribue à une meilleure hygiène alimentaire, puisqu’avant de se passer dans l’assiette, elle commence par le choix des aliments et leur conservation.

La fonte, c’est quand même pas la panacée. C’est lourd, il faut culotter l’engin… Ce n’est pas pour rien qu’on est passé à l’aluminium.

Hormis le facteur poids, et probablement le facteur prix, je ne vois pas ce qui pourrait justifier cette remarque (je peux me tromper !). Selon moi, la fonte est non seulement increvable, mais en plus permet une cuisson douce, régulière et uniforme. Ce qui est parfait pour les qualités nutritionnelles des aliments. Quand mes poêles en aluminium à revêtement téflon (j’ai tout faux !) me lâchent (ce qui ne saurait tarder), j’investis dans la fonte. En plus, ça m’aidera à conserver mes gros bras.

Pour vous aider à choisir vos ustensiles, deux pages qui m’ont semblé intéressantes :

Sur Echobio : Ne « grillez » pas votre capital santé  !

Sur Poêles écologiques… non, en fait, pas de lien précis cette fois, le site complet peut être intéressant puisque c’est le sujet même.

Le mot de la fin sera : acheter mieux. Oui, ce sera sans doute plus cher à l’achat immédiat, mais si cela dure une vie (même une demi-vie), sans en plus la mettre en péril, ça vaut probablement le coup.

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5 réflexions sur “Un contenant, deux contenants, trois…

    1. Ce sont des cocottes en terre à Poul Fétan :D. Et puis mon premier essai de cuisson à l’étuvée dans la marmite de mamie est une réussite (méritant plus de saveurs, cela étant !). La fonte, c’est bon.

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