Donner, échanger malin

Quand on songe au désencombrement (pour mille raisons), on n’a pas nécessairement envie de tout mettre à la poubelle, surtout si la qualité est toujours au rendez-vous. Et si on essaye justement de réduire ses déchets. Le principe de donner une seconde vie à ces objets qui n’ont plus d’utilité, ni une quelconque raison de nous rester attachés, est une optique beaucoup plus satisfaisante. Et il y a mille et une façons de faire, en allant de la vente au don, en passant par l’échange.

Je connaissais déjà les « little free library », ou petites librairies gratuites en bon français de France, qui met en place des boîtes (plus ou moins travaillées) dans lequel sont déposés des livres. L’idée : pour un livre pris, un livre posé. En dépit du scepticisme immédiat que cela peut soulever, en fait ça a l’air de marcher. Les retours sont positifs dans les lieux où cela a été fait.

Je viens de découvrir la « givebox« . Même principe : un espace où on dépose des objets. L’idée : un objet pris, un objet donné.

Ce genre d’initiatives ne se font pas sans autorisation municipales, mais peuvent être un vrai projet de quartier tendant à rapprocher les gens, au moins par les interrogations que cela suscite. Une expérience que j’aimerai un jour tenter.

Ce qui peut arriver de pire ? Une boîte détériorée et une utilisation complètement ignorée ( tout a été pris sans que rien ne soit déposé en retour). Au final, un peu de frustration pour le temps perdu, mais des objets dont on voulait se débarrasser qui auront disparu. Dans le meilleur des cas ? Cela fonctionne.

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2 réflexions sur “Donner, échanger malin

  1. Des boîtes à livres, il y en a partout à Bruxelles et ça marche plutôt bien. De ce que j’ai entendu pour les give box ou les marchés gratuits (tu viens sur un stand – gratuit bien sûr – avec des choses à donner, tu repars avec des choses – d’autres stands ou de chalands – dont tu avais besoin) fonctionnent assez bien aussi.

    Mais, contrairement à ce que tu expliques sur ton billet, ce n’est pas si réciproque, certains ne font que donner et d’autres que prendre mais ça fait partie du concept et ce pour plusieurs raisons. En vrac :
    – Quelqu’un déménage et ne veut rien en retour
    – Quelqu’un vient avec des choses à donner et ne trouve rien qui l’intéresse
    – Un passant ne connaissait pas l’existence du marché, passe devant, trouve un truc trop cool mais n’avait rien prévu pour échanger (il reviendra peut-être la prochaine fois avec des babioles).
    – Quelqu’un vient avec 1 objet qui l’encombrait mais repart avec 3 coups de cœur dont quelqu’un voulait se débarrasser. Tout le monde est quand même content.
    – Quelqu’un n’a rien et peu ou pas de ressources et prend sans rien avoir à échanger.

    Toutes ces personnes font partie d’un même projet de seconde vie mais, aussi, de redistribution – très partielle – des richesses selon les besoins de chacun. Et quand on voit tout ce que les gens jettent, il n’y a pas de raison pour que ce genre de projets ne fonctionnent pas !

    Dans le même style, il y a aussi les divers groupes « A donner », « 100% gratuit », « A recup » sur FB qui fonctionnent pas mal, puis, avant toute chose, tu as aussi tous plein de personnes dans ton entourage qui ont peut-être déjà flaché sur certaines choses dont tu compte te débarrasser ;-).

    1. Merci pour cet approfondissement ^^.
      Je suis toujours assez sceptique sur les boîtes à donner, j’avoue parfois me dire que les gens ont plutôt tendance à prendre qu’à donner, ou à considérer l’espace comme une poubelle pour les trucs qui sont détériorés (mais-oh-après-tout-ça-peut-encore-servir-sauf-à-moi). J’ai envie d’y croire cependant ^^.

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